et Naples d'en bas
Après une première journée consacrée au Naples d’en-haut, c’est le tour du Naples d’en-bas et des quartiers populaires.
Les Quartiers Espagnols se situent
juste au-dessus de la passante Via Toledo
et de ses boutiques à la mode. La transition n’en est que plus étonnante, même
si l’on sent un certain embourgeoisement dans les ruelles du bas où les restaurants
de tous niveaux prolifèrent. Mais un peu plus haut l’on retrouve le Naples des cartes postales, le linge
qui sèche au-dessus de la ruelle, les mobylettes pétaradantes, les autels presque
à chaque immeuble, qui célèbrent souvent un disparu, éclairés par une ampoule
bringuebalante ; mais aussi les ordures qui jonchent le sol ou les
graffitis envahissants. Le côté Mr Hyde de Naples
apparaît là avec la saleté et la négligence, tellement différent du côté
propret Dr Jekyll des beaux quartiers. En parcourant les rues, je croise un gamin
fugueur qui vient de s’échapper d’une école, poursuivi par son institutrice
courant à sa poursuite en le hélant sans succès. Plus tard, l’expérience sera similaire
dans l’autre quartier populaire connu comme tel, plus au nord, celui de Sanità, certainement le type d’endroit
où prend place la fameuse trilogie d’Elena
Ferrante, l’Amie Prodigieuse.
Je me rends ensuite dans le centre historique de
Naples, autour du Spaccanapoli, le decumanus inferior des Romains, ligne
droite qui traverse le cœur de Naples
telle une épée, célébrée partout comme l’endroit où bat le pouls de la ville. Déception
pourtant en parcourant l’étroite rue, elle est surtout remplie de touristes et
de leur corollaire de boutiques remplies de colifichets en tous genres. Il y a
bien sûr une multitude d’églises baroques, mais je dois avouer que ce n’est pas
ma tasse de thé, trop de fioritures et de dorures, et après la troisième, l’indigestion
guette. Deux joyaux égayent quand même la balade. D’abord le cloître de Santa Chiara, une oasis de paix
au milieu de bruit et de la fureur, plantée de citronniers et d’orangers, aux
murets tapissés de majoliques colorées, où l’on n’en finit plus de trotter et de
s’arrêter pour reprendre une bouffée de calme. Ensuite la chapelle Sansevero, baroque au possible, dans un décorum qui fait
plus penser à une salle de spectacle qu’à une église. Car le spectacle est dans
les statues, notamment les deux plus célèbres pour leurs étonnants drapés gravés
dans le marbre, le Christ Voilé et la
Désillusion, réalisés par des
artistes napolitains au XVIIème.

Je me rends ensuite dans le centre historique de
Naples, autour du Spaccanapoli, le decumanus inferior des Romains, ligne
droite qui traverse le cœur de Naples
telle une épée, célébrée partout comme l’endroit où bat le pouls de la ville. Déception
pourtant en parcourant l’étroite rue, elle est surtout remplie de touristes et
de leur corollaire de boutiques remplies de colifichets en tous genres. Il y a
bien sûr une multitude d’églises baroques, mais je dois avouer que ce n’est pas
ma tasse de thé, trop de fioritures et de dorures, et après la troisième, l’indigestion
guette. Deux joyaux égayent quand même la balade. D’abord le cloître de Santa Chiara, une oasis de paix
au milieu de bruit et de la fureur, plantée de citronniers et d’orangers, aux
murets tapissés de majoliques colorées, où l’on n’en finit plus de trotter et de
s’arrêter pour reprendre une bouffée de calme. Ensuite la chapelle Sansevero, baroque au possible, dans un décorum qui fait
plus penser à une salle de spectacle qu’à une église. Car le spectacle est dans
les statues, notamment les deux plus célèbres pour leurs étonnants drapés gravés
dans le marbre, le Christ Voilé et la
Désillusion, réalisés par des
artistes napolitains au XVIIème.
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