Le long de la Clyde et de la Kelvin River

Glasgow est une de ces villes industrielles de Grande-Bretagne et d'ailleurs, bâties sur l'eau pour faciliter le transit des marchandises, qui a souffert comme tant d'autres des transitions économiques et de la mondialisation, et qui essaie de (re)conquérir ses berges. Ici, c'est la Clyde qui aborde sa mutation, pour remplacer les chantiers navals et les usines qui jalonnaient ses rives. Le chantier est loin d'être terminé, la balade est un peu chaotique, le chemin rencontre ici et là des barricades pour dévier et rejoindre le fil de l'eau un peu plus loin, on est encore dans du provisoire et il y a du boulot pour rendre les bords de la rivière aux promeneurs. Marqueurs de cette volonté de changement, quelques bâtiments emblématiques sont déjà sortis de terre, parfois un peu incongrus au milieu d'un tissu urbain qui est resté quelques décennies en arrière. Le plus remarquable est le Clyde Auditorium, salle de concert conçue par Norman Foster : Armadillo (Tatou) ou Scarabée ? Qu'importe, les écailles de cet animal bizarre se voient de loin et préfigurent sans doute le Glasgow de demain. En face, la grue de Finnieston, qui hissait des locomotives sur des cargos, est conservée pour rappeler le passé en contraste avec ses nouveaux voisins rutilants, comme aussi le Riverside Museum plus loin vers l'ouest.


Suivre la Kelvin River, affluent de la Clyde, nous emmène dans un autre monde et une autre époque, les quartiers aisés de l'ouest de Glasgow, traversés par cette rivière, nichés dans des espaces verts tel le Kelvingrove Park. Au milieu du parc se trouve le musée du même nom, monumental palais néo-baroque riche en œuvres de différents styles, de Rembrandt à Salvador Dali. Un peu plus loin, c'est l'Université historique de la ville qui attire l'attention, de style médiéval, avec un côté Nom de la Rose, elle ne date que de la fin du XIXème, et pourtant l'on s'attend à ce qu'un moine ou un templier ne surgisse de derrière un pilier. Toujours longeant la rivière encaissée, on rejoint le Jardin Botanique, et sa superbe serre métallique de Kibble Palace, dans laquelle on se retrouve à rechercher un diamant vert, voire même Kathleen Turner, dans une forêt tropicale fort peu écossaise.



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