Fourvière et Confluence, du Lyon vieux et neuf

Trois jours à Lyon pour quelques réunions de travail, me laissant aussi le temps de me balader un peu et de profiter d'un soleil de fin d'été. Tiens, je n'ai jamais mis les pieds à Fourvière, pourquoi ne pas aller y faire un tour pour profiter de la vue et visiter la basilique. Son histoire récente date du milieu du XIXème siècle, lorsque pour conjurer l'invasion prussienne, l’archevêque de Lyon fait construire une basilique en blanc immaculé qui voit le jour en 1896. Et chaque 8 décembre, jour de la fameuse Fête des Lumières, une procession monte à Fourvière, d'où se dévoile une vue panoramique sur la ville. L'intérieur de la basilique est assez chargé, on aime ou pas, c'est selon. Je préfère en tout cas la crypte, dédiée à Joseph, (un peu) plus sobre, avec quelques intéressantes particularités : vitraux eucharistiques colorés, mosaïques des péchés capitaux, vierges du monde entier. La vue sur la ville est en effet impressionnante, on se rend compte de son étendue, de sa platitude (si l'on peut dire), de sa topologie avec Rhône et Saône qui marquent le territoire.




Plus tard, profitant d'un beau soleil automnal, je me promène le long de la Saône, sur les berges aménagées récemment où les gestes architecturaux se succèdent, donnant un coup de jeune à cette partie de la ville. Le cube vert "bi-troué" d'Euronews répond au cube orange de Cardinal, le silo en béton de la Sucrière succède au Bâtiment des Douanes ; sur la darse plus au nord, les bâtiments de Lyon Islands s'empilent astucieusement, formant des sortes de Duplo géants. Les géométries audacieuses se répondent, les studios d'architecture se sont bien éclatés, et pourtant l'impression générale est dynamique, presque harmonieuse malgré la variété des styles.


 

 

Pour achever la balade, la visite du Musée des Confluences est un arrêt obligatoire. Il a beaucoup fait parler de lui, enfoncé les budgets en s'enfonçant dans l'eau, mais le résultat vaut le coup. Une structure à la fois massive et légère, comme l'indique les noms de ses 3 composants, le Nuage, le Cristal et le Socle. Que l'on appréhende le mieux en marchant jusqu'à la pointe de la jonction Rhône / Saône, un jardin s'enfonçant dans le fleuve, et en se retournant pour être dominé par le Musée, précédé de sa mascotte "lionnaise" ONLY/LYON en miroir. A l'intérieur, expositions permanentes et temporaires se côtoient, je ne verrai faute de temps que celle, fort bien construite, qui parle des Poisons versus Remèdes, dans une version scientifique et empoisonnée de Dr Jekyll vs. Mr Hyde.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque