Sentiers côtiers, Porquerolles et cap Lardier

Une semaine méridionale, le soleil est au rendez-vous, il ne fait pas trop chaud en cette saison, et les touristes sont encore assez discrets, c'est le moment d'aller se balader sur la côte de la Grande Bleue, et quel meilleur endroit que les sentiers côtiers pour aller se dérouiller les jambes dans des randos pas trop difficiles, mais un peu exigeantes quand même. 

Première sortie côtière à Porquerolles, l'une des Iles d'Or en face de Toulon, avec ses voisines de Port-Cros et du Levant. Nous partons de la presqu'île de Giens, juste en face, nous remémorant avec mon épouse que c'est là que nous nous rencontrâmes il y a ... euh ... 34 ans (aïe) ! Même à cette période précoce de l'année, les bateaux partent toutes les demi-heures pour une courte traversée de 15 minutes, sur une mer calme. A l'arrivée sur l'île, les estivants d'une journée sont déjà bien en place, entre les restaurants et boutiques qui prolifèrent dans la petite "capitale" de l'île, et jusqu'aux plages voisines, dont l'eau turquoise attire irrémédiablement les amateurs de bronzette et les courageux qui s'en vont tâter l'eau frisquette de ce début de printemps. Les nombreux loueurs de vélos indiquent bien que la manière la plus branchée de parcourir l'île est de le faire sur 2 roues. Et effectivement, des armadas de cyclistes plus au moins essoufflés ou audacieux, c'est selon, nous dépassent allègrement sur le sentier, au point que cela en devient fatigant. Heureusement, notre itinéraire nous amène vite sur la côte Sud de l'île, la plus sauvage, rocheuse, escarpée, et les sentiers se font étroits et pentus, donc inaccessibles au commun des cyclopédistes : nous voilà tranquilles pour le reste de notre balade îlienne. Les ouvertures sur la mer et la côte nous offrent à intervalles réguliers de belles perspectives, le bruitage est assuré par le fracas de la mer en contre-bas et le souffle du vent dans les branches des nombreux pins. Au retour, des vignobles s'invitent dans le décor, avec en prime deux faisans impavides se promenant au milieu des vignes.
  
Autre balade un peu plus loin sur la côte varoise, vers le cap Lardier, au sud de Saint-Tropez. En partant de Ramatuelle et du col de Collebasse, le sentier serpente entre vignes et pins pour rejoindre le bord de mer. La majeure partie de la balade se fait ensuite en longeant la mer, via le cap Taillat, en fait une île reliée à la terre ferme par un tombolo, frangée de sable fin, où quelques plaisanciers viennent goûter la température de l'eau. Plus loin, le sentier se mue en montagnes russes, et les nombreuses et hautes marches mettent les gambettes à rude épreuve jusqu'au cap Lardier. On est récompensé par les coups d’œil spectaculaires sur le panorama côtier, avant de s'en retourner vers l'intérieur des terres par des chemins de terres plus carrossables.

 

 





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