Safari et photos dans les terres bretonnes

Blason de Le GuernoNos circuits de randonnée nous amènent autour du Guerno, joli petit village à l'intérieur des terres, que les Hospitaliers investirent au XIIème siècle, et qui garde des siècles passés une charmante petite église flanquée d'une placette fleurie ainsi que deux ancestrales fontaines en pierre. Ce village a bien entendu son blason, dont la description ésotérique a de la gueule : Taillé d'argent à la croix alésée pattée de gueules, et de gueules à la croix de Malte d'argent, au canton senestre du chef de gueules à trois macles d'argent. Le chemin nous emmène dans les bois alentours, passant devant le parc zoologique de Branféré, déjà pris d'assaut en cette chaude période estivale par des parents cherchant à occuper leur progéniture. Nous esquivons la foule sur le sentier qui longe en grande partie les grilles dudit parc. C'est là que commence le safari. Une prairie s'étend à notre droite, de laquelle émergent les têtes de 3 antilopes nous regardant avec attention et peut-être inquiétude. Un peu plus loin, sous les arbres de l'autre côté du grillage, deux émeus quant à elles ne nous prêtent guère attention, tout occupées qu'elles sont à gratter le sol. Encore plus loin, à travers le feuillage juste en face de nous, un kob aux cornes torsadées nous fixe au détour du sentier, tandis que trois zèbres s'abreuvent tranquillement dans l'étang voisin. Et pour finir, deux kangourous tristes fuient le bruit des enfants excités, rebondissant sans fin dans les jeux voisins, pour se réfugier le long de "notre" grillage. Car il semble bien que les animaux fuient l'affluence de ce 14 juillet et viennent trouver le calme aux frontières du parc, pour notre plus grand plaisir.

 


Sur notre chemin de retour vers la région parisienne, nous nous arrêtons à La Gacilly, non pas tant pour célébrer Yves Rocher et visiter son usine de cosmétiques, qui a fait la renommée des lieux il fut un temps, que pour y zieuter les photos exposées dans la petite ville, à l'occasion d'un festival réputé. Étonnant contraste entre ces photos de grand format, au contenu parfois dérangeant, souvent esthétique, qui tranche avec le calme fleuri des ruelles en pente. D'ailleurs, la ville est devenue sous l'impulsion du célèbre Rocher un lieu prisé des artistes comme en témoignent les nombreuses échoppes, ici un joailler, là un artisan fabriquant des mobiles, là encore un photographe, échoppes qui ont redonné vie à une ville endormie, un peu perdue dans la campagne bretonne, trop loin de Rennes ou de la côte. Les deux thèmes de l'année étaient le Japon et l'Océan ; pour ce second thème, l'occasion d'admirer des reportages choc sur le démantèlement au Bangladesh, dans des conditions dantesques, de bateaux à bout de souffle, sur la surpêche dans les océans, ou sur une marée noire au large de la Louisiane, qui paradoxalement produit des images aux couleurs superbes. Un beau moment à déambuler dans ce musée de la photo en plein air, malgré la chaleur.



 

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