Cahors la belle endormie
Je vous le concède, cela fait un peu réchauffé comme titre, Cahors la belle endormie ... Mais il y a de cela quand même : paresseusement lovée dans une boucle étroite du Lot, oubliée des grands axes, la ville de 22.000 habitants semble vivre au ralenti et ne pas faire grand chose pour attirer les touristes. J'en veux pour preuve les "illuminations" nocturnes qui se limitent à un jet d'eau se colorant de diverses couleurs sur la place principale ; mais l'emblématique Pont Valentré n'est que vaguement éclairé tandis que la cathédrale reste désespérément obscure la nuit venue. Il est vrai que la topologie n'est guère favorable non plus, la ville étant coupée en deux par l'avenue Gambetta (le plus célèbre enfant du lieu), entre une partie orientale composée de la ville médiévale, bien conservée, mais aux ruelles très étroites peu propices à la mise en valeur de son patrimoine, et une partie occidentale hétéroclite et moderne, peu engageante à l'image de l'incontournable médiathèque vilainement bétonnée et bien ratée. Quant au Pont Valentré, spectaculaire et bien retapé, il a la mauvaise idée de se trouver en pleine partie moderne, à un endroit où il ne servait à rien lors de sa construction, et où il est loin de tout aujourd'hui (à l’échelle modeste de la ville, soit). Nous avions visité la ville il y a 30 ans et elle nous avait paru sale et négligée, au moins cet aspect est désormais gommé, et déambuler dans les ruelles étroites est agréable, à condition de se déboîter le
cou pour apercevoir les façades en surplomb. La meilleure vue que l'on peut avoir de la ville est sûrement depuis le Mont Saint-Cyr surplombant la boucle du Lot, moyennant une petite grimpette à pied, ou un long détour en voiture pour les flemmards. En tout cas, allez-y le soir ou la nuit venu, de manière à profiter d'une belle lumière

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