Canicule sur la côte du Morbihan
Ce week-end prolongé du 14 juillet 2016 nous emmène vers le Morbihan, bien loin des atrocités qui se déroulent à Nice au même moment. La météo s'annonce ensoleillée, nous sautons dans la voiture pour un séjour qui sera finalement caniculaire : la température frise les 35°C au bout des 4 jours, et la Bretagne est quasiment la région la plus chaude de France en cette mi-juillet, une fois n'est pas coutume. La disponibilité des hébergements nous fait atterrir du côté de Muzillac, entre la presqu'île de Rhuys et le golfe du Morbihan à l’Ouest, et les étangs de Brière ainsi que la côte de La Baule versant oriental. La portion de côte au sud de Muzillac est moins connue que celle de ses illustres voisines, mais visiblement bien connue des campeurs et autres plagistes, qui s'installent l'été venu dans les campings qui s'aligne le long de la mer. L'avantage, pas ou peu d'immeubles en béton se dressant sur le front de mer, mais la tente ou la caravane abrités sous les arbres, les tables dépliées et les chaises-longues itou, autour desquelles le sacro-saint pastis est religieusement servi avant le repas. Les randonneurs (raisonnables - entre 15 et 25 kms par jour) que nous sommes longeons donc ce littoral sous le soleil, avec une petite brise souvent bienvenue pour tempérer les ardeurs solaires. Les plages envahies succèdent aux étiers, aux marais salants désaffectés, aux presqu'îles où s’emboitent les maisons de vacances, ou aux petits ports de pêche. Si les plages frisent la monotonie, il y a souvent à quelque chose à se mettre sous la dent : une jolie chapelle avec ses ex-voto, une harde de bateaux de pêche déchargeant leur cargaison, un ostréiculteur examinant ses tables, une statue de pierre au détour d'un sentier, des meules de blé fraîchement coupé, un petit phare se dressant fièrement à marée basse entre sable et varech, ou tout simplement un champ de fleurs sauvages offrant une riche palette de couleurs, tranchant avec le bleu du ciel et de la mer, l'ocre des champs fauchés. Ou encore s'en mettre plein les narines de l'odeur des pins qui donnent une couleur méditerranéenne à ce Midi breton.




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