Créteil, de la Cathédrale au Lac
Promenade dominicale hivernale. J'ai entendu parler de toute nouvelle cathédrale de Créteil, à l'architecture audacieuse, insérée au milieu des grands ensembles de la préfecture cristolienne. Voilà un bon point de départ. Vue de l'extérieur, cette cathédrale surprend en effet : on dirait un gros coquillage à moitié enfoncé dans le sol, dans le sable pourrais-je dire, à côté duquel veille un campanile élancé à 3 grosses cloches, qui semble concourir avec l'immeuble voisin à celui qui grimpera le plus haut. Elle est toute jeune puisque inaugurée en décembre 2015, construite à la place d'une ancienne structure, plus banale et plus petite.

L'on entre donc dans la cathédrale, un hall sans fioritures que ne désavouerait point une entreprise lambda au fin fond d'une zone d'activité, puis un couloir nous mène au saint des saints : l'impression est grandiose, une nef toute en bois nous surplombe, la gueule du coquillage laisse filtrer une lumière orangée, les bancs en arc-de-cercle reproduisent au sol les courbes des plafonds, les balustrades transparentes permettent de conserver la légèreté de l'ensemble. Après avoir déambulé dans le cathédrale, profitant de ce qu'elle nous est offerte en exclusivité puisque nous y sommes seuls, en bas et à l'étage, nous nous approchons des motifs qui décorent les lieux, une expressive statue sur la paroi du fond, des vitraux volcaniques et colorés près de l'entrée, un baptistère aux sobres lignes, et à l'extérieur, un groupe métallique aux teintes dorées et rouille signé Benoît Mercier, le tout dans un style épuré qui sied parfaitement à notre coquillage géant.

Notre visite achevée, il est temps d'aller nous dérouiller les jambes. Notre balade est placée sous le signe de l’œcuménisme puisqu'un peu plus loin, au bord du lac, nous croisons une autre œuvre religieuse, moderne elle aussi, dans la silhouette de la mosquée Sahaba de Créteil, achevée il y a à peine plus longtemps en 2008. Les formes sont plus cubiques comparées aux courbures de la cathédrale, mais la sobriété reste de mise, comme avec ces lampadaires - lanternes qui donnent un air de Mille et Une Nuits à l'endroit.Puis c'est le tour du lac, sous la grisaille, passant de la rive Ouest, verdoyante sur laquelle les constructions, récentes, ont su rester discrètes, et apporter une touche écolo aux berges. Les roseaux pensent et ploient les pieds dans l'eau, les poules d'eau s'activent sur leurs nids, on se croit à la campagne. La rive Est est plus ancienne, et beaucoup plus bétonnée, abritant quelques hauts lieux de la ville comme la Préfecture ou la Maison des Arts, dans laquelle nous nous sommes déjà rendus plusieurs fois pour des spectacles.





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