Amsterdam, 2 ou 3 choses que je sais (maintenant) d'elle
Quelques réflexions en vrac sur la ville ...
Amsterdam,
capitale de la petite reine ? Sûrement ! Je n'ai en effet jamais vu une telle prolifération de
vélos ! La guide qui nous accompagnait un matin donnait le chiffre de 3 vélos en moyenne par habitant,
soit 2 millions et demi pour 800.000 habitants. Et effectivement, les vélos
sont partout, déboulant le long des trottoirs (les piétons ont intérêt à être
vigilants !), garés n’importe où, dans des enchevêtrements monstres, où
loger son 2-roues (et le retrouver ensuite) doit être un défi, transportant
marchandises et passagers dans des engins à géométrie variable. Et toutes les variantes de vélos coexistent, du classique vélo hollandais noir et droit au vélo de course, ou au vélo de courses, avec un grand baquet devant pour transporter marchandises et/ou enfants. Du coup, le
trafic automobile est léger, contrarié aussi par les contraintes de circulation
ou de stationnement.
Amsterdam, ville ouverte ? Comme les (grandes) fenêtres de ses maisons n’ont jamais de volets (ou quand elles en ont, ils ne sont pas utilisés), et
pas souvent de rideaux, la vue sur la vie des Amstellodamois est grande ouverte
(et cela date paraît-il d’il y a quelques siècles, quand c’était une preuve que
les protestants n’avaient rien à cacher) ; ils ne semblent avoir aucune gêne
à évoluer sous les yeux de tout un chacun, y compris quand ils habitent un rez-de-chaussée donnant sur la rue, prenant leur repas, se prélassant
dans leurs sofas, ou vaquant à d’autres occupations domestiques ; assez
inimaginable de par chez nous …
Amsterdam,
Venise du Nord ? Sans doute, tant la densité de canaux est bien plus
élevée que chez ses concurrentes officielles Bruges ou Stockholm. Mais
l’analogie avec son illustre homologue méditerranéenne s’arrête là : les
petits canaux naturels de Venise sont étroits et serpentent dans la ville,
longeant les bâtiments illustres, là où les grands canaux artificiels
d’Amsterdam sont bien droits et bien larges, parfois finissant en cul-de-sac,
bordés de quais en retrait desquels les étroites et hautes demeures étalent
leurs pignons ornés ; du coup, la ville ne vit pas sur l’eau comme Venise,
où la symbiose est totale, mais plutôt à
côté de l’eau, non pas luttant contre elle, mais l’utilisant tout en
l’apprivoisant.



Commentaires
Enregistrer un commentaire