Autun en emporte le vain
On sort de la Nièvre pour rejoindre Autun, petite ville de 20.000 habitants à la riche histoire, puisque l'empereur Auguste - d'où son nom - la fonda au tout début de notre ère. Et des ruines dispersées autour de la ville moderne rappellent encore cette époque. A commencer par le temple de Janus, que l'on rejoint en longeant une rivière, d'où la cathédrale romane se dresse en arrière-plan. Ou encore la porte d'Arroux sous laquelle l'on passe pour entrer en ville. Ou aussi le théâtre gallo-romain, le plus grand dans l'Ouest de l'empire romain, qui pouvait contenir jusqu'à 20.000 personnes. Aujourd'hui, la scène tout en bas, devant un plan d'eau, apparait bien loin depuis les dernières rangées en haut.
Il faut revenir au Moyen-Age, et dans le centre ville, pour admirer celle qui aujourd'hui fait la réputation d'Autun, la cathédrale romane de Saint-Lazare. Datant du XIIème siècle, elle est surtout célèbre pour son fameux tympan, œuvre de Gislebert, qui reproduit le Jugement Dernier. Aujourd'hui, après une rénovation au micro-laser, sa pierre blanchie resplendit à nouveau. Sur le linteau, les Elus se dirigent vers le Paradis tandis que les Damnés souffrent en enfer. L'intérieur a été refait en style gothique, avec des vitraux modernes, et un grand orque à 57 jeux et 3 claviers. La toiture vernissée s'admire quant à elle depuis les rues environnantes.
La ville médiévale se niche autour de la cathédrale juchée sur une petite colline, délimitée par les remparts, et aligne de superbes maisons à pans de bois. Plus bas, près de la Mairie, se trouve le lycée qui eut Napoléon Bonaparte comme élève quelques années durant. Un passage couvert de style Néo-Renaissance emmène vers la ville haute.
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