Molsheim et les Vosges

C'est l'heure de ma petite virée trimestrielle pour la visite de ma famille alsacienne, parents et petite sœur, en mars. L'hiver n'est pas encore tout à fait passé, comme me le signale au passage ma première balade pluvieuse dans les rues de Molsheim. Cette petite ville de 10.000 habitants à l'est de Strasbourg n'est pas la plus connue en Alsace, même si ces racines remontent au XIIIème siècle. Sur la place de l'Hôtel de Ville, la Metzig, alias les Grandes Boucheries, fait partie des endroits qui ont traversé les siècles, ce bâtiment Renaissance joliment restauré faisant fonction aujourd'hui de restaurant. Il côtoie le moderne sur cette même place, avec la Voiture Noire de Bugatti, cette marque de voiture mythique créée par Ettore Bugatti, qui continue de concevoir des engins sportifs aujourd'hui encore, tel ce bolide noir enfermé dans sa boîte en verre au beau milieu de la ville. Toute la ville, et ses alentours, est marqué par Bugatti qui donna ses lettres de noblesse à Molsheim la moderne. Qui contraste avec l'Ancienne Chartreuse, la Porte des Forgerons, l'église romane de Dompeter, qui rappellent si besoin était que Molsheim existait déjà bien avant de devenir la Mecque alsacienne de l'automobile. Mon chemin me fait zigzaguer dans la vieille à la recherche de ses vestiges anciens, et je me dis déjà que je devrai revenir pour explorer le patrimoine plus récent laissé par ce bon vieux Ettore.

   

Dès le lendemain, le printemps a repris le dessus sur l'hiver, et c'est un grand soleil qui nous accompagne lors d'une belle balade sur les contreforts vosgiens, depuis Barr jusqu'à Saint-Nabor en passant par Heiligenstein, puis en revenant par châteaux et abbayes en ruine, qui prolifèrent dans les Vosges. Les vestiges de l'abbaye de Truttenhausen, au pied du Sainte-Odile, ont été acquis par la famille de Turckheim, et se voient depuis le chemin dans un parc arboré, chemin qui passe ensuite devant une ferme en pleine activité juste à côté. Plus loin, c'est au tour de l'abbaye de Niedermunster de nous héler depuis la vallée en contre-bas, bien modeste depuis qu'elle servit de carrière de pierres pour compléter nombre d'ouvrages plus récents des environs. Triste fin pour un endroit qui vit défiler depuis l'an 700 de notre ère, pèlerins anonymes, abbesses et moines, personnes célèbres, jusqu'à Frédéric Barberousse qui la rebâtit vers 1200. Dernier arrêt à l'imposant Château du Landsberg dont j'ai déjà parlé plus d'une fois dans mon blog.





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