Tropiques atlantiques

Encore une fois La Rochelle : en cette période post-confinement, on reste en terrain connu. A défaut d'îles tropicales dans une moiteur étouffante, nous allons faire un tour moins ambitieux dans les îles atlantiques, par des températures plutôt fraîches pour cette fin juin. Tout d'abord l'île de , profitant de ce que les hordes parisiennes n'ont pas encore commencé à y déferler. Deux points de chute dans la journée, le premier tout au nord, du côté des Portes-en-Ré et du bois joliment nomme Trousse-Chemise. La plage est encore quasi-déserte en cette fin juin, et le village des Portes commencent doucement à bouger, se préparant pour la cohue estivale. Nous revenons par le fier d'Ars, cette baie peu profonde, à sec à marée basse, zone ostréicole qui accueille aussi des marais salants. Belle balade tranquille le long des bassins, puis de la mer jusqu'au lieu-dit de la Patache.

Un peu plus au sud, seconde étape sur la presqu'île de Loix, à l'écart des flux touristiques de l'île, qui a gardé un aspect calme et provincial. Le village est charmant, couvert de roses trémières, que l'on peut parcourir à travers des sentes qui se faufilent entre jardins et maisons cachées dans la végétation. 

Autre destination îlienne depuis La Rochelle, l'île d'Aix. Bien plus petite que sa grande voisine de , elle se rejoint toujours en bateau, une demi-heure depuis le port de Fouras, en jetant un œil au passage au Fort Boyard de notre enfance, cette masse de béton qui émerge d'un bloc de la mer. Si l'île, fortifiée par Vauban, connu maints épisodes de combat avec les Anglais, c'est Napoléon qui l'a rendue célèbre, et dont le nom revient encore à chaque coin de rue. Même s'il n'y resta qu'une semaine en 1815, c'est là qu'il se rendit aux Anglais avant d'être exilé à Sainte-Hélène. On y trouve donc entre autres la maison dans laquelle il résida, devenue musée. Trois kilomètres de long sur 600 mètres de large, on peut faire facilement le tour de l'île, longeant en partie les remparts de Vauban, depuis la citadelle hérissée de 2 phares rouges, jusqu'aux plages qui ont un petit aspect tropical, du moins quand le soleil se décide à pointer le bout de ses rayons.

  



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque