Premières vacances franciliennes

Premières vacances post-Covid 19. La limite imposée reste de 100 km autour de son domicile, j'en suis donc à tracer un cercle virtuel autour de chez nous pour évaluer jusqu'où nous pouvons aller. Nous connaissons moins l'Ouest et les Yvelines, c'est suffisamment loin de la métropole pour être déjà campagnard, va donc pour les Yvelines, non loin de Rambouillet et de sa forêt. De plus, la région Centre, zone dite verte avec moins de contraintes, n'est pas bien loin. Ce seront en tout cas nos premières vacances - 1 semaine - en Île-de-France, si près de chez nous. Nous choisissons un gîte rural à Emancé, qui s'avère être situé à 300 mètres à peine de la limite d'avec l'Eure-et-Loir : le passage en "zone libre" est au bout de la rue ! Nous sommes installés dans la vallée d'une petite rivière, la Drouelle, qui s'écoule depuis l'Eure. Voilà qui permet déjà de bonnes balades à pied, passant devant un lavoir, longeant des maisons fleuries, franchissant un pont en pierre, un petit bonheur tout simple après 3 mois à ne guère sortir de chez soi.
  
  

Allons un peu plus voir à quoi ressemble Rambouillet, sous-préfecture bourgeoise de près de 30.000 habitants, la province à deux pas de Paris. Et de fait, l’atmosphère y est très provinciale, une rue commerçante toute en longueur, le long de laquelle s'étagent quelques demeures historiques, des rues perpendiculaires ou parallèles qui abritent au calme des maisons cossues, le tour est vite fait. Le principal intérêt de la ville est sans doute son château et son parc : on les devine plus qu'on ne les voit à travers des grilles closes puisque épidémie de coronavirus oblige, l'accès en est toujours fermé en cette fin mai. Nous arriverons cependant à faire une brève incursion  dans le parc, jusqu'à la Bergerie, mais pour le reste, il faudra repasser.
  

La forêt de Rambouillet est elle désormais accessible, c'est à vélo que nous la parcourons. Par des pistes forestières parfois défoncées, voire sablonneuses, souvent carrossables, nous pédalons protégés d'un soleil déjà quasi-estival à travers chemins et sentiers, longeant l'Espace Rambouillet, réserve naturelle où j'avais photographié il y a quelques années des cerfs et sangliers en liberté, réserve bien entendu fermée, où nous n'arriverons pas à voir la moindre bête sauvage à travers les grillages. Plus loin, un étang attire les amateurs de baignade en une chaude journée, à côté d'un camping-huttes (Huttopia) qui doit représenter la branchitude en matière de camping. 

  

Nous traversons la commune de Clairefontaine, plutôt endormie en son milieu, mais qui abrite autour d'elle des propriétés luxueuses, bien cachées derrière de hauts murs, au milieu des frondaisons, l'acmé en étant celle d'un certain Bernard Arnault, château, piscine, parc et forêt, que nous ne verrons pas, sinon par des photos aériennes grâce à Internet. A l'entrée de la ville, nous longeons quelques terrains de foot, sans pouvoir apprécier vraiment le vaste complexe de la Fédération Française de Football où s'entraînent, entre autres, les Bleus. L’entrée est bien surveillée par 2 gardiens, que nous distrayons au passage de leur morne mission.
  

 
Un peu plus tard dans la semaine, toujours dans les Yvelines, nous allons marcher du côté de St-Arnoult-en-Yvelines, qui n'est pas uniquement un méga-péage sur les autoroutes A10/A11. C'est une autre ville bourgeoise, mais sans charme particulier, au contraire de sa voisine de Rochefort-en-Yvelines, charmant village ancré dans une histoire qui remonte au XIème siècle, date de la construction de son château-fort, avec ses ruelles anciennes au milieu de maisons vénérables, où une petite vie prospère à l’abri des grands axes.

   


      






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