Chez les Mormons de SLC

Après les parcs, nous allons rendre une petite visite aux Mormons dans leur fief de Salt Lake City. Le centre de la ville, SLC pour les intimes, est bien marqué du sceau des Saints des Derniers Jours, avec ces quelques blocs qui empilent des monuments pour le meilleur et surtout pour le pire. Le Temple est un summum du mauvais goût, avec ses élancements pseudo-gothiques, se terminant par la statue dorée de l'ange Moroni. Souhaitant tout de même en savoir plus sur ces Mormons, nous faisons un tour rapide au muosée qui retrace leur histoire depuis la création de cette église, ou secte, en 1830 par un dénommé Joseph Smith, un peu illuminé semble-t-il, ayant eu la visite de Dieu et de Jésus, puis 3 ans plus tard recevant le Livre des Mormons sous forme de plaquettes en or écrites en égyptien. Le kitsch le dispute à l'invraisemblable, c'est distrayant au départ, puis devient agaçant à la longue. Quand un des nombreux Mormons qui assurent un prosélytisme discret dans la ville vient s'enquérir si nous avons des questions, je lui en pose une sur l'origine des doubles des plaques en or exposés au musée : je l'entends m'en donner une explication abracadabrante avec le plus grand sérieux. Comment des gens sensés, souvent intelligents, peuvent-ils bien croire en ces sornettes de bazar ? 
 

Mais la ville comporte aussi d'autres quartiers, comme ce quartier aisé et branché, on dirait bobo chez nous, composé de jolis petites maisons s'étageant sur une colline en pente douce, qui affichent leurs opinions écologistes sur des petits panneaux posés dans leur jardin. Un peu plus loin, un ixième Capitole, monumental, tente de faire concurrence aux "exploits" architecturaux des Mormons en contre-bas. Depuis notre grand appartement situé au 10ème étage d'une tour non loin du centre, nous profitons d'une superbe vue sur l'agglomération de SLC, bien évidemment largement étalée - il y a de la place - avec au nord le fameux Grand Lac Salé.


Nous allons passer une bonne journée vers le Grand Lac Salé : l'arrivée est spectaculaire, un long pont amène à une île verte fichée au milieu de ce lac semi-solide scintillant, le tout entouré de la barrière des Rocheuses encore enneigées en ce printemps. Sur l'île, un grand ranch s'occupe, entre autres, des bisons, puisque c'est ici un refuge de buffalos qui broutent ici et là, parfois dans  l'herbe, parfois sur le lac salé comme aujourd'hui - ils sont donc un peu lointains. Et en plus, il y a étonnamment peu de monde. En sortant de la voiture pour aller grimper sur une éminence et profiter du superbe panorama, je commence à comprendre : une nuée d'insectes (pas de moustiques mais des sortes de moucherons) m'assaillent. Mon épouse renonce, je persiste, bien couvert avec pantalon, sweat et capuche. En plus je ne ressens pas de piqûre, juste la désagréable sensation de marcher dans un nuage vivant. Je comprendrai 2 jours plus tard, quand des dizaines de cloques viendront vivement me démanger, pourquoi les rangers sont couverts de la tête aux pieds, et les visiteurs si rares !







Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque