De l'autre côté de la frontière (quelle frontière ?)
quoi va ressembler cette fameuse frontière, un des points durs du Brexit. De fait, rien ne signale que l'on change de pays, pas un signe pour nous l'indiquer, ni de résidu de douane comme on voit souvent ailleurs, entre la France et la Belgique par exemple. De fait, le principal indice est l'apparition de panneaux appelant à voter "YES" ou "NO", pour le référendum qui vient d'avoir lieu, les Irlandais ayant été appelés à se prononcer sur la légalisation de l'avortement, qu'ils ont largement approuvée, les temps changent. Et puis les distances sont désormais exprimées en kilomètres, autre indice. Lors du retour, la transition sera encore plus discrète : je ne sais même pas à quel endroit j'ai changé de pays ! On comprend le traumatisme que créerait la mise en place d'une "vraie" frontière, tellement celle-ci est artificielle, divisant deux populations - un peuple - que rien ne distingue.
Je continue ma balade côtière, épousant les courbes du rivage avec ma Ford Fiesta, longeant plages et falaises, admirant ici un phare tout blanc, là un soleil flamboyant tutoyant l'horizon, là encore un village aux pierres de taille et aux enseignes en bois.
Ma dernière étape sera pour le Parc National de Glenveagh. Un château perdu au milieu de la lande, bordant un lough morose, dominé par une montagne brumeuse.On pourrait arriver dans une demeure hantée, humide et lugubre, dans cet endroit perdu : c'est tout le contraire. Les murs épais abritent des chambres cossues, des pièces d'apparat fleurant bon l'aisance et le confort, puisque ce sont de riches propriétaires qui construisirent ce château, puis l'aménagèrent à leur goût. Et vous n'avez pas encore vu le jardin : des fleurs à foison bichonnées par les jardiniers, un parc luxuriant débordant de verdure, et dès que l'on s'éloigne pour baguenauder sur les hauteurs, on retrouve l'austérité des tourbières à la végétation accrochée au sol.







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