Algarve hivernal

C'est parti pour ma petite balade du mois de décembre, vers la péninsule ibérique, mais délaissant cette fois l'Espagne pour son voisin portugais. Et plus particulièrement pour l'Algarve, la côte sud du pays, destination estivale très prisée, mais qui est bien calme en ce milieu de mois, quelques jours avant Noël. Beaucoup d'avantage, peu de monde, des tarifs très doux (y compris cet étonnant tarif de location de voiture à 1 (un) euro par jour !), des hôtels confortables à des prix défiant toute concurrence, et cerise sur le gâteau, un grand soleil qui m'accompagne 4 jours durant, avec une bonne quinzaine de degrés en milieu de journée, même si la fraîcheur tombe vite le soir venu. L'atterrissage à Faro est splendide, l'avion survole les méandres, les îles, les lagunes du Rio Formosa, dans un camaïeu de tons bruns et gris.
 

Longeant la côte, je me dirige vers l'Est et la ville de Tavira. Un petit bijou sis sur la Rio Gilao qui rejoint la mer un peu plus loin, enjambé par le Pont dit Romain, en fait construit par les Maures, sur lequel la vue s'égare autour des bateaux amarrés, des façades des maisons de maître sur les quais, des marécages vers le Sud. Il fait bon flâner dans le centre largement piéton, prendre une bière à la terrasse d'un café, monter au château d'où s'élargit encore la vue vers la mer. Les salines voisines sont toujours actives, quelques tas de sel grisâtre, des ouvriers s'activant lentement, mais les maisons un peu délabrées semblent indiquer que le métier meurt à petit feu, même si les échoppes de la ville vendent bien des sachets de sel local. Je rejoins la mer, ou plus précisément Ilha de Tavira, une île qui frange la mer, accessible en bateau seulement : c'est bien la morte saison, les chaises et les parasols attendent les plagistes qui reviendront l'an prochain, toujours cette ambiance à la fois triste et attirante du hors saison maritime. 
 


 

Deux autres excursions à partir de Tavira. Santa Luzia, petit village de pêcheurs qui s'étire le long d'une lagune. Les bateaux se reposent le soir venu, je me pose à la terrasse d'un troquet pour un apéro - coucher de soleil, aux premières loges de cette animation en orange et rose. Et puis Cacela Velha, un tout petit village perché sur des remparts, surplombant mer, lagune, marécages, encore un panorama magnifié par le soleil. Je fais aussi le tour du cimetière à la mode ibérique, on dirait des mini-immeubles empilant les boxes hébergeant les disparus, toujours étonnant quand on est habitué à nos lieux funéraires plats aux croix émergeant du sol.
 

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