M comme Musées à Malaga

La maison de Picasso
Malaga, on connaît pour son vin. Sans doute aussi pour son front de mer si l'on a eu l'occasion de longer la Costa del Sol bétonnée en plein mois d'août. Éventuellement pour sa cathédrale et son centre historique, à 2 pas de la mer. Mais on ne sait pas en général qu'elle fourmille de musées en tous genres, pour ceux qui voudrait faire autre chose que se prélasser sur les plages des environs. Tout d'abord, Pablo Picasso y est né en 1881 et, même s'il n'y a vécu que le début de son enfance, il a engendré 2 lieux en son honneur : d'abord sa maison natale, place de la Merced, où l'on retrouve avec une certaine émotion les pièces où il a grandi, et des objets qui l'ont autrefois côtoyé, photos, jouets ou bijoux. Et puis le grand musée, dans le Palais de Buenavista, attire lui aussi son aréopage de visiteurs. 

A côté de ces machines à touristes, le Musée Carmen Thyssen est moins connu, mais vaut le détour. D'abord pour son cadre, un palais baroque du XVIème, récemment rénové, qui offre dans des salles aérées, entourant un patio intérieur, la découverte d'une peinture espagnole, et souvent andalouse, du XIXème siècle : une inspiration souvent française, de jolies toiles montrant la vie quotidienne du pays à l'époque, dans des paysages différents de ceux de nos maîtres français, avec ça et là une toile qui accroche l'œil, et même dans une petite salle, les dessins d'un de ces Andalous, cueillis sur le vif lors d'un séjour à New York, Central Park (et d'autres lieux) joliment crayonnés de quelques traits vifs. 

Musée Carmen Thyssen
 


Au-delà du centre, le long du Rio Guadalmedina, c'est un bâtiment peu engageant qui accueille le Musée d'Art Moderne de la ville : d'immenses volumes vides accueillent quelques vastes tableaux, qui me laissent de marbre, mon inculture en matière d'art contemporain en étant sans doute la cause. On est surpris de trouver un autre musée d'art moderne, puisqu'il s'agit d'un Centre Pompidou Malaga, en français dans le texte : sur le mode de l'exportation, à Metz en France d'abord, c'est ici à Malaga qu'est apparu le premier Pompidou extra-hexagonal, logé dans un cube multicolore dessiné par Daniel Buren, posé sur la promenade le longe de la mer, au fond du port. 
Le Cube de Daniel Buren
Descente dans le Centre Pompidou
 

Dernier musée visité, plus discret, et bien espagnol lui, le Musée Taurin, situé dans les Arènes de Malagueta, 2 petites salles vieillottes rassemblant affiches et photos de corrida, costumes de torero et têtes de taureaux naturalisés, une exposition un brin nostalgique qui nous ramène à une autre époque, même si la corrida reste une tradition en Andalousie.
Arènes de Malagueta

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tassili n'Ajjer, minéral et humain

Ma géographie NBA

De pied en caps à Majorque