Histoires de conquérants



Malaga en Andalousie, ce ne sont pas que les plages qui s'enchaînent le long de la mer, ou même les musées qui poussent comme des champignons. Même si la ville n'a pas la réputation de sa voisine Grenade, une riche histoire montre le bout de son nez à chaque coin de rue.

Le théâtre romain est le plus ancien, niché au pied de la colline du Gibralfaro. Celle-ci accueille le palais de l'Alcazaba, d'abord forteresse au XIème siècle, puis palais des gouverneurs musulmans un peu plus tard. C'est un subtil enchaînement de cours et de murailles, de jardins et de fontaines, moins ostentatoire que son voisin le Generalife, où l'on peut flâner en toute tranquillité d'un recoin à l'autre, en s'offrant ici et là un point de vue sur la ville en contrebas ou le port. Tiens, un couple est venu y faire ses photos de mariage, mais c'est un couple d'hommes, encore inhabituel aujourd'hui ! Plus haut, l'arête de la colline mène au château du Gibralfaro. Les vues sur la baie de Malaga deviennent spectaculaires. La côte se détache au loin, la ville s'étend vers l'intérieur des terres, la plaza de toros offre une tache ocre au milieu des tours de la Malagueta. On longe ensuite les murailles ciselées autour du château, pour faire un grand tour du propriétaire, avant de lézarder un peu au soleil devant un jus d'oranges pressées.
Depuis le Gibralfaro
 


Retour au niveau de la mer dans le vieux Malaga. La vieille ville somnole un peu dans la journée, mais se remet à vibrer le soir venu. Les bars à tapas débordent sur les trottoirs, la jeunesse locale déambule dans les ruelles. La cathédrale de l'Incarnation est le monument le plus massif du centre, appelée La Manquita (La Manchote) car inachevée, il lui manque une tour.
Palais de l’Évêché
L'intérieur est monumental, et l'ampleur des volumes surprend lorsqu'on y pénètre, les boiseries sombres tranchent avec les vitraux haut perchés. Juste en face, la plaza del Obispo est la place baroque par excellence, avec son Palais de l’Évêché, que l’évêque n'avait qu'à traverser pour se rendre dans sa cathédrale. Plus loin, à la frontière de la vieille ville et de la cité moderne, la Place de la Constitution, et son majestueux accès depuis la mer, la rue Larios, est l'endroit où les Malaguenos viennent voir et se montrer, comme ce soir où un flashmob flamenco avec plusieurs dizaines de danseuses se déclencha devant une assistance ravie.


 




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