Le Lyon Nouveau est arrivé
De passage à Lyon pour y dispenser une formation, je me retrouve logé dans le quartier de Gerland, entre chantiers et grues, tant la zone est en pleine mutation. C'est donc l'occasion de faire un tour de ces nouveaux quartiers du Sud de Lyon. Pour commencer, quelques détours afin de voir les peintures murales des environs : celle de François Schuiten (un de mes auteurs de BD préférés), dont une des superbes œuvres architecturales orne le côté d'un immeuble avenue Jean Jaurès, dont l'agence Hertz sise en-dessous profite pour se faire bien voir ; et une autre de Diego Rivera, le célèbre artiste mexicain, ami de Frida Kahlo, dont 3 trompe-l'oeil à pyramides incas célèbrent les 50 ans de sa disparition, dans un lieu malheureusement momentanément encombrés par des travaux empêchant de bien les apprécier.
Après être passé à côté du Stade de Gerland, passé de l'OL au LOU (les sportifs comprendront), la pointe sud de Confluence, à la jonction du Rhône et de la Saône, apparaît depuis la rive. Le joli pont Raymond Barre (drôle de nom, un peu disgracieux) permet de rejoindre le Musée de Confluence, malheureusement fermé en ce lundi : il aura donc établi une sorte de record en la matière, 12 ans pour être terminé après diverses péripéties, arrêts, désaccords, qui auront plus que quadruplé le coût initial dudit musée. Le résultat, vu depuis l'extérieur, est cependant plutôt réussi, une sorte de carapace métallique à pentes variables, une espèce de bête préhistorique sortant de l'eau.
Je continue cette fois sur les rives de la Saône. Les architectes du cru ont rivalisé d'audace, et les gestes architecturaux, comme on dit, se succèdent le long de la rivière. Le cube vert, siège d'Euronews, "flashe" de loin, tout comme son voisin orange cubique lui aussi, mais percé d'un trou géant, alors qu'entre les deux, la Sucrière, ancienne usine de sucre bien entendu, joliment retapée, accueille expos et concerts. La balade elle-même est très agréable, avec de belles demeures bourgeoises semblant regarder depuis l'autre côté de la Saône ces nouveaux venus d'un air vaguement désabusé.







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